ARCOM INDUSTRIE : « Apporteur de service global »

À Saint-Pierre-en-Faucigny, le spécialiste de l’usinage se positionne comme un apporteur de service global complet et compétitif. L’entreprise mise sur la co-conception pour conforter son rôle de “spécialiste généraliste“ et étendre son expertise.

« Arcom Industries est un prestataire global de produits finis à forte valeur ajoutée, issus de plusieurs technologies industrielles, depuis l’usinage, au marquage laser en passant par l’assemblage et le soudage », explique Sébastien Gaillard, directeur général d’Arcom Industrie.

 

« Nous investissons annuellement 10 à 15 % de notre chiffre d’affaires dans notre outil industriel », annonce le jeune dirigeant, la 2e génération à la tête de cette PME familiale créée en 1999 à Saint-Pierre-en-Faucigny pour faire du négoce industriel. Ses principaux marchés sont le médical, le fluidique, l’aéronautique, le spatial, le vide, l’automobile et les biens d’équipements. Et ses clients très divers, des PME comme des grands groupes.

Sa valeur ajoutée : une organisation spécifique

Pour renforcer son expertise, Arcom Industrie a opéré deux acquisitions dans la vallée de l’Arve : celle d’Euronum, spécialiste de l’usinage, en 2007 et de Mallinjoud, entreprise de décolletage, en 2012… « ce qui nous permet de produire des pièces décolletées de 0,6 à 300 mm. Parmi celles-ci, certaines sont très sophistiquées », relève Sébastien Gaillard, qui affiche clairement sa stratégie : « Entrer chez le client en proposant des pièces simples ou complexes, en petites et grandes séries ». Sa force ? Un interlocuteur unique, « à l’heure où les donneurs d’ordre veulent limiter les intermédiaires ».

Pour chaque commande, et dès validation du devis, le dirigeant nomme un chargé de projet et une équipe dédiée pour gérer le dossier de A à Z. Avec, axe fort de sa stratégie, une livraison dans les délais.

La PME est d‘ailleurs reconnue pour sa flexibilité et sa rapidité dans la mise en production. « Si la qualité est désormais un prérequis, livrer dans les temps imposés est un combat de tous les jours ». Et à des prix compétitifs, qui n’excèdent pas ceux du marché.

Un outil industriel de dernière génération

Pour être à la pointe, Arcom Industrie dispose d’un parc high-tech et d’un équipement de contrôle ultra performant. Depuis l’acquisition des premières machines en 2007 – une dizaine à l’époque -, elle a aussi quadruplé le nombre de machines à commandes numériques. « 70 % du parc a moins de cinq ans. Un investissement conséquent sur un site industriel de 3 000m2, agrandi deux fois pour faire face à la montée en charge ».

Faire de la co-conception un axe de développement

Depuis deux ans, la PME mise sur la co-conception et la co-industrialisation de pièces, composants et sous-ensembles en partenariat avec ses clients. « Certains sont très intéressés par notre expertise », détaille le dirigeant, qui privilégie la relation gagnant-gagnant, avant d’assurer : « Pour proposer un produit optimal, tant dans la conception que dans le rapport qualité/prix, il est nécessaire de pouvoir intervenir en amont du projet.

 

Un business modèle qui paie, puisque Arcom Industrie enregistre depuis 2017 une croissance annuelle de 30 %. En 2018, son chiffre d’affaires s’élève à 11,4 millions d’euros, dont 30 % à l’export, avec 70 salariés. Et le dirigeant vise les 12 millions pour le prochain exercice. « Notre portefeuille clients s’étoffe. À date, nous en facturons 140, notamment dans l’aéronautique et le médical, secteurs où nous avons obtenu respectivement les certifications EN9100 et 13485 ».

Viser l'excellence industrielle

En quête permanente de performance industrielle, la PME familiale s’est lancée dans l’obtention du label Mont-Blanc Excellence Industries. Impliquée dès 2017, elle entend gagner en performance organisationnelle.

« Nous travaillons sur le pilotage du négoce et de la production grâce à la mise en place d’un certain nombre d’indicateurs.

Notre objectif est d’être bon partout, à chaque niveau de l’entreprise », prétend Sébastien Gaillard. Début 2019, elle a démarré un 3e cycle. « Un gros chantier », selon lui, puisqu’il concerne l’amélioration continue en production, « dans le but de pérenniser l’entreprise et de garder le cap au travers d’une politique d’investissements soutenue. Nous devons conserver à l’esprit la nécessité d’apporter toujours plus de services au client ». Quitte, pour cela, à intégrer d’autres savoir-faire.

 

Patricia Rey, journaliste

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