Développement durable

Club BouRSE : Parallèle de l'écosystème de montagne avec celui de l'entreprise

Le Club BouRSE sort du cadre en se rendant dans le milieu naturel du Mont-Blanc au col des Montets accompagné par le Centre de Recherches sur les Ecosystèmes d’Altitude (CREA Mont-Blanc).

Objectifs de la réunion:

  • Comprendre les écosystèmes de montagne autour des concepts de fonctionnement et de pressions au changement
  • Comprendre et expérimenter la démarche scientifique en s’appuyant sur les valeurs de la recherche

Le Centre de Recherches sur les Ecosystèmes d’Altitude (CREA Mont-Blanc) est un organisme de recherche spécialisé dans l’étude des milieux naturels de montagne.

 

Cette association a une double ambition :

  • Scientifique : comprendre les changements de la biodiversité (faune, flore) du Mont-Blanc
  • Partager leurs connaissances avec les citoyens, les décideurs et les entreprises pour savoir comment agir. Tout en gardant à l’esprit qu’en amont il faut comprendre ce milieu.

 

Le CREA Mont-Blanc utilise des technologies innovantes pour mener à bien leurs recherches :

  • Stations de température: Tout un réseau est en place à travers les Alpes françaises et permet de capter les variations de températures (air et sol) en temps réel via les cartes SIM Orange implantées dans ces stations pour effectuer un suivi long terme. Ces stations ont également été mises en place en partenariat avec la fondation SOMFY et le lycée Charles Poncet de Cluses. (aperçu)
  • Caméra trap : Au total une quarantaine de caméras sont présentes dans l’écosystème du Mont-Blanc pour capter l’activité animal. Ces caméras se déclenchent automatiquement lors du passage des animaux. (aperçu)
  • Time lapse (effet d’ultra accéléré réalisé image par image sur de longues durées) : Le CREA utilise ce procédé pour comprendre et visualiser l’enneigement, l’évolution des glaciers, le verdissement… (aperçu)
  • Capteurs de température: Ils sont implantés dans le sol pour comprendre le changement de température dans le sol qui a une conséquence sur l’écotone (zone de transition entre deux écosystèmes qui se rejoignent).
  • Télédétection : Ce sont des images satellite et des photos aériennes qui sont traitées automatiquement pour comprendre les phénomènes de changement de la végétation via l’indice NDVI (indice de végétation par différence normalisée)
  • Bases de données open source : le site et application web « Atlas Mont-Blanc » permettent tous publics à interagir avec les données CREA Mont-Blanc.
  • Application et site web Phénoclim : C’est un programme scientifique et pédagogique qui invite le public à mesurer l’impact du changement climatique sur la faune et la flore en montagne. Ce projet se base sur deux disciplines scientifiques : la PHENOlogie (l’étude de l’apparition des évènements saisonniers chez les êtres vivants) et la CLIMatologie (l’étude de la succession des conditions météorologiques sur de longues périodes dans le temps), pour questionner les rythmes de la nature. Les données récoltées depuis 13 ans dans différents massifs montagneux permettent aux chercheurs de mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes à chaque saison et d’étudier les effets des variations du climat sur l’environnement.

 

Les futures évolutions que souhaite le CREA Mont-Blanc se portent sur la gestion des photos prises par les caméras trap de manière automatique via une intelligence artificielle qui reconnaitrait la présence d’un animal ou non sur la photo. Aujourd’hui ce travail de retraitement est géré par les membres du CREA.

 

La seconde aspiration serait de disposer des micros GPS sur les chocards à bec jaune.

Finalement, le CREA Mont-Blanc explore l’apport possible de la prise de l’image par drone pour les suivis écologiques.

Activité

Pour illustrer la diversité et la complexité de l’environnement qu’étudie le CREA Mont-Blanc, Irene et Hillary ont animé des discussions sur la lecture du paysage et réalisé deux animations :

  • Par petit groupe, répertorier le nombre d’espèces végétales présentes dans un 1m2 pour comprendre la complexité de l’écosystème (même s’il semble simple à première vue).
  • A l’aide d’une ficelle, chaque personne était reliée et incarnait un élément de la faune ou la flore (marmotte, myrtille, chamois, champignon…). Si un événement extérieur venait perturber l’écosystème d’un des éléments, on s’aperçoit que cela a un impact direct ou indirect sur les écosystèmes des autres éléments. Un écosystème divers a une meilleure capacité d’adaptation.

 

Ces réflexions et démonstrations ont permis d’échanger et de faire le parallèle sur l’écosystème d’une entreprise. Chaque individu, les clients, les fournisseurs, la législation… agissent, influent et dépendent de l’écosystème de l’entreprise.

Cette évidence qui n’apparaît pas forcément en premier lieu est un excellent moyen à déployer en entreprise avec pour objectifs la cohésion, le collaboratif et la sensibilisation à l’environnement.

Les entreprises ont également la possibilité de participé au projet Phénoclim en répertoriant lors des changements saisonniers les évolutions de la flore présente sur leur site. Cette opportunité s’inscrit dans une politique RSE, elle permet de sensibiliser, responsabiliser et diversifier le champ d’action des collaborateurs, des clients, des fournisseurs… à l’écosystème.

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